Suite aux annonces gouvernementales du jeudi 14 janvier, les cours d'escalade sont à nouveau suspendus pour les mineurs dès ce soir. Il n'y aura donc pas cours samedi 16 janvier et les semaines suivantes. La décision est applicable pour une période de 2 semaines minimum, donc peut-être d'avantage...

Vous serez informés dès qu'une reprise sera possible. Nous l'espérons rapide bien entendu, mais nous nous devons d'être raisonnable et responsable dans le contexte sanitaire actuel.

Portez vous bien !

Bonjour à tous,

En raison des nouvelles mesures sanitaires et notamment du couvre-feu à 18h, les plannings des cours d'escalade pour les mineurs ont été adaptés de manière à offrir à chacun des cours dans des créneaux horaires respectant le couvre-feu. Si vous n'avez pas reçu les informations concernant le groupe de votre enfant, n'hésitez pas à nous contacter par mail.

Pour les autres malheureusement, vous avez appris comme nous lors des dernières annonces gouvernementales que la réouverture des salles de sport n'était pas pour tout de suite... Nous vous tiendrons informés dès que des perspectives plus souriantes seront à l'ordre du jour. D'ici là, prenez soin de vous et portez vous bien !

Nous vous souhaitons malgré tout une très bonne année 2021 à tous !!!

Toute l'équipe salariée et bénévole de Duo des Cimes

Bonjour à tous,

C'est avec un plaisir non dissimulé que nous vous annonçons la reprise des cours de l'école d'escalade pour tous les mineurs (oui, c'est que jusqu'à 18 ans, même pour ceux qui sont restés de grands enfants !). Vous allez donc recevoir un mail d'information d'ici demain soir concernant les cours de vos enfants.
Pour ceux qui ont normalement des cours finissant après 19h30, une autre solution horaire vous sera proposée afin de pouvoir respecter le couvre-feu (retour chez soi pour 20h).

Bien entendu pour que les activités reprennent dans les meilleures conditions, nous vous rappelons qu'il est essentiel de veiller au respect des gestes barrières.
Petit rappel du protocole sanitaire :
 - port du masque au sol. Le masque peut être retiré uniquement lors de l'effort physique. Le port du masque est obligatoire à partir de 11 ans, recommandé à partir de 6 ans.
 - distanciation pendant les échauffements, étirements, temps d'échanges...
 - lavage des mains obligatoire à l'arrivée et au départ de la salle. Lavage des mains régulièrement entre les voies.
 - entrée et sortie de la salle différenciées : entrée par l'accueil, sortie par l'issue de secours au fond de la salle après les sanitaires.
 - les enfants doivent rassembler leurs affaires dans le secteur de grimpe de leur groupe.
 - les familles sont invitées à respecter strictement les horaires pour éviter au maximum le brassage des groupes dans l'espace d'accueil.

Merci à tous et au plaisir de partager de bons moments de grimpe !

Focus sur les prises artificielles

On passe un temps fou à les maltraiter, parfois ce sont elles qui nous maltraitent, on les serre, les compresse, les écrase... Sans elles, on ferait pas grand chose dans la salle. Comment sont fabriquées les prises de la salle? Et comment les voies sont-elles faites? Un petit "C'est Pas Sorcier" sur la grimpe artificielle, ça vous dit?

 

Fabrication

Pour reproduire l'expérience du rocher et rendre visible les pratiques de la montagne pour le plus grand nombre, le premier mur d'escalade artificiel est né en 1955 (FSGT à la fête de l'Huma). Les premières prises étaient faites de bois et de rocher et c'est au début des années 80 que le fondateur de la société Entre-Prises à créé les premières prises amovibles en pierre puis en résine.

Le matériau le plus utilisé est le polyester (PE), résine liquide qui durcit à la chaleur quand on lui rajoute un catalyseur (souviens-toi de ton cours de chimie), auquel on rajoute du sable pour le grain et de la couleur pour faire joli. La résine polyuréthane est plus récente mais est de plus en plus utilisée car elle absorbe bien les chocs, les déformations et est très légère. Pour les reconnaître sur le mur, il faut faire confiance à votre toucher: les prises en PE ont un aspect dense, dur, froid alors que celles en PU semblent plus légères, d'aspect "plastic". Souvent les macro-prises sont en PU pour être plus facile à manipuler.

Pour fabriquer tout ça, et sans révéler les secrets industriels des géants de la prise, les formes sont d'abord sculptées dans de la mousse. On appelle cela shaper une prise, comme pour les planches de surf. C'est l'instant créatif, et certains shapers sont reconnus, adulés dans le monde entier! A partir de cette forme, un moule en silicone est réalisé, comme pour les jeux en plâtre des enfants. C'est ce moule qui recevra le savant et secret mélange résine/durcisseur/sable/colorant. Les prises subissent ensuite une finition pour être bien plate côté mur, avoir le bon grain et zéro défaut.

 

La Création de la Voie

Il ne reste plus qu'à ouvrir une voie! Avec le développement des salles, "ouvreur de voies" est carrément devenu un métier que certains appellent un "art". Art de créer des mouvements et de transmettre des émotions aux grimpeurs. Pour l'expliquer, les ouvreurs utilisent parfois la métaphore de l'écrivain: une page blanche (le mur), du vocabulaire (les prises), des phrases (les mouvements) et la syntaxe, la ponctuation, la conjugaison...

Le point de départ de la création d'une voie est donc un projet. Une idée naissant de la forme du mur avec ses angles, ses inclinaisons. Ce projet doit bien évidemment correspondre aux attentes des grimpeurs, c'est là où on parle de plan d'ouverture pour faire en sorte qu'une salle dans son ensemble soit attrayante pour son public. Il s'agit d'une phase de réflexion qui peut être longue tant les critères à étudier sont nombreux. On peut prendre un exemple classique à la salle Duo des Cimes: Il manque quelques 6a ou 6b pour les jours d'affluence mais malheureusement, il ne reste que des prises rouges pour le faire... et dans le couloir à ouvrir, il y a déjà une voie orange et une voie rose! On a tous vécu ça en grimpant: "Est-ce que cette prise elle est rouge ou elle est rose?". 

Quand la sélection des prises en fonction du projet est finie, le vissage commence. Une première étape consiste à "tramer la voie" c'est-à-dire créer un brouillon qui sera ajusté par la suite. Parfois l'ouvreur visse les prises en montant, parfois en descendant, parfois il créé des petits morceaux de voies, pour fractionner le travail, et les raboute par la suite. Parfois un ouvreur reste au sol et dicte les mouvements à faire au visseur suspendu à ses cordes. La voie prend forme.

La seconde partie du travail est appelée "calage". Le trait du dessin de la voie est affiné. C'est une étape qui est souvent partagée avec d'autres ouvreurs pour que la voie corresponde fidèlement aux objectifs du projet. Il ne s'agirait pas de laisser un pas de 7a dans notre 6b rouge! C'est parfois difficile pour l'ouvreur qui a ses propres points forts de grimpeur, sa propre morphologie et est très immergé dans le processus créatif. C'est clairement l'étape qui peut demander le plus de temps. Il faut parfois plusieurs runs de calage pour aboutir à un résultat satisfaisant.

Les étapes suivantes, ba c'est du rangement car les ouvreurs en ont mis partout comme les enfants à la crèche et aussi du nettoyage si des voies ont été démontées. Clin d'oeil aux adhérents qui participent au démontage annuel pour la Duo Battle! 

Il reste à mettre la cotation "officielle" sur la voie. On l'a vu dans le précédent article, la cotation d'une voie est un vrai sujet. A Duo des Cimes, l'aspect "social" de la cotation est mis à l'honneur depuis l'année dernière car ce sont les grimpeurs répétant la voie qui proposent leurs cotations pour faire une sorte de moyenne afin de donner la cotation finale. Cette interaction entre ouvreurs et grimpeurs est très enrichissante, surtout dans une salle associative comme la nôtre. Car une voie, même en salle, ça vit!

 

Extenseurs des Doigts

Trop envie de tâter ces prises trop bien shappées dans ces voies magnifiques? Alors un petit rappel anatomique s'impose: ce qui permet de prendre une prise se sont les muscles fléchisseurs des doigts et du poignet. Ce sont des muscles très sollicités dans l'escalade. C'est eux qui nous font mal quand on arrive au relais d'une voie extrême. Bref, on y pense tout le temps aux fléchisseurs. Sauf qu'ils ne sont pas les seuls à faire bouger nos doigts, sinon ils resteraient fermés sur la première prise de la voie et on resterait là bêtement... Le corps humain est bien fait et pour faire l'action inverse, ouvrir les doigts, il y a des muscles spécifiques: les extenseurs. Ce sont les muscles antagonistes des fléchisseurs et il y en a 8, un pour chaque doigt et 3 pour le poignet. 

Si on en parle c'est que ces muscles antagonistes sont souvent déséquilibrés chez le grimpeur qui pratique régulièrement, ce qui aboutit inévitablement à la blessure notamment au coude. Prendre soin de ses extenseurs aura plein d'intérêts: meilleure coordination des mouvements de la main et meilleure stabilité du poignet quand on force, donc une meilleure protection des articulations, bien soutenues musculairement. Et chose extraordinaire qui finira de convaincre le plus suspicieux: l'entraînement des extenseurs augmente la force de préhension! Idéal pour sortir ce bon sang de pas de bloc sans risquer la blessure. C'est une étude de physiologie japonaise de 2011 qui a aboutit à cette conclusion merveilleuse (Ryota Shimose, Atsuhiko Matsunaga & Masuo Muro: Effect of submaximal isometric wrist extension training on grip strength). Plus aucun prétexte ne sera valable pour ne pas vous mettre à ces quelques exercices faciles et peu coûteux en temps:

Il s'agit de réaliser 20 à 30 contractions des extenseurs à raison de 2 secondes d'effort suivi de 2 secondes de repos. Pour mettre en pratique, vous pouvez utiliser des élastiques qui vous empêchent d'ouvrir les doigts et de lever la main ou encore plus simplement mettre la main à plat dos sous une table et pousser vers le haut. Il suffira de faire cet exercice 3 ou 4 fois dans la semaine pendant 6 à 8 semaines pour sentir la différence. Trop facile! Petit conseil: faites les deux mains en même temps pour vous éviter 16 semaines d'entraînement.

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La video à regarder pendant vos 30 contractions

Plus rien de la vie et des moeurs des prises d'escalade ne vous échappe désormais. Vous êtes imprégnés de la poésie de la grimpe. Voici une petite vidéo suggérée par un adhérent assidu et sensible évoquant, outre la nécessité technique de bien poser ses pieds, la bienveillance que nous devrions avoir avec La Prise. C'est ICI.

 

 

Matthieu, pour Duo des Cimes.

 

 On continue la technique

 L'escalade c'est une histoire de masse qu'on déplace du bas vers le haut d'une voie ou d'un bloc. Et pour déplacer une masse on a besoin d'énergie. On décrit souvent un grimpeur en fonction de ses qualités physiques: "il serre les prises!", "il a une conti de malade!". L'art de la grimpe c'est de trouver des méthodes, des subterfuges pour que cette énergie dépensée soit la plus faible possible, ainsi on grimpe plus haut ou plus dur. En gros, il s'agit d'optimiser l'effort. 

 

La science décortique la grimpe

Les scientifiques se sont intéressés à ce sport d'un point de vue biomécanique pour comprendre comment cette énergie est dépensée. L'article scientifique de Pierre Legreneur, chercheur à l'université de Lyon est ICI. L'étude des efforts du grimpeur répétant la même voie, en fonction du déplacement de son centre de gravité est révélatrice. Après lecture de l'article, vous ne direz plus "J'ai trouvé la méthode!" mais "J'ai trouvé l'indice d'entropie minimale de la voie!" Nickel pour briller sur les tapis de la salle!

Plus sérieusement, l'étude montre que la trajectoire du bassin du grimpeur est un indicateur fiable de sa performance donc un outil pour progresser. 

                                                                       

 Au départ d'une voie dure ou après un échec, on entend souvent le grimpeur incriminer sa force. Mais si on ne voulait jouer que sur nos capacités physiques pour réussir, il nous faudrait quelque chose comme un mois minimum pour les améliorer et enchaîner la voie. Stratégiquement, on a meilleur temps de se concentrer sur les déplacements économiques. C'est ce qui se passe souvent en bloc, quand le pas monstre dur au premier essai devient réalisable au fur et à mesure que les placements s'affinent, alors que notre force physique n'a pas évoluée au cours de la séance.

 

Positive attitude

Le dialogue interne du grimpeur incriminant sa force est assez négatif et nuit à sa réussite. On abandonne souvent à quelques dégaines du relais parfois envahi par ce genre de pensées (et un mal aux avants-bras bien réel). En prenant conscience que l'on peut améliorer son essai en se concentrant sur les placements de bassin, le message du mental est alors plus constructif: "J'ai les capacités pour y arriver". Cet état d'esprit, orienté vers les sensations du placement, rapproche de l'essence de la grimpe qui est un art du mouvement.

D'ailleurs nous sommes même parfois un peu déçu d'un passage réalisé "en force" malgré la réussite. C'est dire l'importance du plaisir du geste dans notre pratique.

 

 En image

Dans CETTE VIDEO, on va pouvoir comparer le style de deux grimpeurs dans la même voie. Bon, c'est pas n'importe qui, ni n'importe quelle voie, ils sont tous les deux extrêmement forts mais on peut observer des différences de placements même quand ils font la même méthode. 

Et ça, c'est un bon exercice. Observer les mouvements du bassin d'un grimpeur plutôt que regarder ses mains et ses pieds (ça occupe quand on assure par exemple). En gros, imaginer un gros point rouge juste au dessus de la sangle du dos du baudrier et reluquer ses gesticulations.

 

 Anthropométrie

Un truc rigolo pour faire une pause dans toutes ces videos d'escalade que vous allez vouloir éplucher maintenant, et avant de pouvoir retourner pratiquer:

Calculer votre APE INDEX.

C'est une mesure qui compare l'envergure de vos bras avec votre taille pour savoir si vous avez les bras longs, moyens, ou courts. C'est une mesure qui est souvent utilisée dans les sports qui mobilisent beaucoup le haut du corps (natation par exemple). Intuitivement on se doute qu'un grand ape index est un atout en escalade, pour l'allonge, mais c'est pas forcément vrai (ICI). D'ailleurs, pour vous rassurer si vous avez le moins bon ape index de la famille ou que votre meilleur pote de grimpe: Adam Ondra à un ape index inférieur à 1 (si si!)!

 

Matthieu, pour Duo des Cimes.

 

Le Rocher à Portée de Doigts

Une phase de déconfinement à commencé. Bon, la salle est encore fermée, et les informations pour la pratique en extérieur ne sont pas vraiment très claires... Mais certains grimpeurs retournent déjà en falaise. Et ce beau temps est particulièrement motivant pour une "reprise" de votre activité préférée!

La "reprise" s'accompagne souvent d'une certaine excitation, alimentée par des semaines de frustration, exacerbée par toutes ces vidéos analysées, ces articles de grimpe épluchés et ces exercices d'entraînement maintes fois répétés à la maison. Vous êtes prêts à en découdre! Et puis... un certain désarroi s'installe en constatant l'étendue des dégâts...

Cette situation un peu désagréable, on l'on compare notre niveau d'avant à celui de maintenant, on la vie régulièrement (et même souvent cette année avec les arrêts forcés de la pratique). L'escalade c'est quand même un peu ingrat comme sport. 

 

Les Cotations

La cotation est le principal outil que nous avons pour évaluer notre niveau de pratique et choisir une voie ou une sortie. Idéal pour voir les progrès, très utile pour savoir ou on va, et aussi se comparer. Mais c'est un outil très subjectif, issu d'un consensus entre les ouvreurs (parfois), les répétiteurs (les grimpeurs qui ont fait la voie), consensus particulièrement sensible aux particularités régionales ou même de site. Qui n'a pas déjà tremblé dans un vieux dièdre coté 3 lettres en dessous de son niveau? Qui n'a pas déjà regardé l'étiquette du pied de la voie avec un l'oeil furieux: "Il manque un + là!!"

Il faut avouer que la cotation est aussi un bon outil pour se faire du mal et brouiller cette belle énergie qui vous animait au début de la séance.

Laurence Guyon de la Fabrique Verticale à écrit un article bien senti sur les cotations, consultable ICI. A la fin de l'article elle fait une proposition sympa: grimper sans regarder les cotations.

 

J'ai Oublié mon Topo

Alors évidemment, le topo ne sert pas qu'à connaître la cotation d'une voie, ne jetez pas votre collec'! Il est aussi très utile, entre autres, pour savoir comment accéder à cette belle falaise et à ce beau secteur.

Comment fait-on en pratique? Deux solutions s'offrent à vous: Soit vous avez la force mentale pour ne pas regarder la cotation de la voie dans le bouquin ou sur l'étiquette (plus dur en salle) soit vous vous en remettez à votre partenaire pour le choix ou le contrôle de votre choix de voie. Et si vous ne souhaitez pas trop engager en tête, vous pouvez faire poser une moulinette dans une voie inconnue par votre collègue ou décaler votre corde sur un relais voisin si la configuration du lieu le permet. (En gros tu passes par le 4b en tête pour mettre la corde dans cette belle voie qui ressemble à un 8b)

Vous pouvez vous décider en observant depuis le bas ou à la descente d'une voie adjacente en estimant vous-même la difficulté. C'est un moment intéressant car il va nécessiter que vous vous projetiez bien plus qu'à l'ordinaire. Vous serez certainement plus sensible à l'esthétique d'un passage qui vous fait envie de par la couleur ou la forme de son rocher, ou par le cheminement original de ses prises en résine. Au lieu de choisir la tête baissée sur un bouquin, vous allez lever le nez, vous "connecter" à la voie et partir à l'aventure comme le premier grimpeur de tous les temps (pour de faux évidemment).

Tout le reste n'est qu'adaptation, qualité particulièrement appréciable chez le grimpeur. Comme le dit Laurence Guyon, on peut avoir de bonnes surprises et "faire des croix inattendues!". Vous pouvez également pousser l'exercice en ne regardant pas a posteriori le niveau de la voie.

 

Et si ça fait pas??!!

Il y a aussi des chances pour que vous preniez un but. C'est déjà courant quand on connaît la cot' et ça fait vraiment partie de notre sport. Mais du coup, comment fait-on quand on est en tête mais qu'on est pas arrivé au relais mais qu'on veut pas laisser nos dégaines toutes neuves dans la voie?

Et bien il existe plusieurs techniques dites de "réchappe" pour résoudre ce problème. 

La technique "officielle" la plus couramment utilisée est très bien décrite ICI en vidéo par la chaîne "Pointsdechutes", partenaire du CREPS Rhône-Alpes. 

Quand on connaît cette manipe et qu'on la maîtrise, c'est-à-dire la faire dans un temps correct sans avoir à réfléchir, on se sent soudain plus léger quand il s'agit d'explorer des voies dures. On s'enlève quand même un gros frein mental à ce niveau. Il faudra trouver d'autres excuses pour pas faire un run dans cette magnifique ligne ou tous les autres potes sont passés!

 

Respiration

On en a parlé dans les précédentes publications: le grimpeur à besoin d'être particulièrement concentré sur sa grimpe pour réussir. Le contrôle volontaire de la respiration fait partie des méthodes permettant de gérer ses émotions, de centrer son énergie sur un objectif.

Voici une technique simple à mettre en oeuvre dans tout un tas de situations de la vie et aussi en escalade avant un essai, à la dégaine si on fait une pause, ou même au niveau d'un point de repos (PME pour les initiés): la respiration carrée. C'est une façon de respirer issue du pranayama qu'on appelle aussi Sama Vritti (pour les yogi).

Il faut décomposer la respiration en quatre phases de durée égale: inspiration, apnée poumons pleins, expiration, apnée poumons vides. Cette respiration s'effectue uniquement par le nez. Par exemple, faire un cycle de respiration ou chaque phase dure 4 secondes. Ce n'est pas la durée d'une phase qui compte, c'est selon votre envie, mais le nombre de cycles que vous faites.

-De 4 à 10 cycles pour retrouver son calme en cas d'émotions trop intenses, retrouver un peu de tonus et d'énergie, ce centrer rapidement dans le présent

-Sur 20 cycles et plus pour se relaxer plus profondément et améliorer sa concentration et sa détente sur plus long terme.

 Comme c'est très facile à mettre en oeuvre, on peut s'entraîner à cette technique et la tester n'importe où, dans n'importe quelle situation. Evidemment plus vous la maîtrisez, plus vous êtes capable de sortir cette arme de concentration au bon moment!

 

 La video de la Semaine

Voici une démonstration d'escalade réalisée par un illustre inconnu.

Une gestuelle précise, des placements justes et instinctifs, un sens de l'adaptation et de l'engagement. Ce n'est pourtant pas l'expérience qui s'exprime dans cette VIDEO.

On sourit, on est impressionné et puis on est bien obligé de se rendre compte d'un truc: grimper est au fond de nous, depuis nos premiers déplacements, avant la marche. Des gestes et des sensations de quadrupède (que l'on a parfois oublié) avec lesquels on a un lien fort.

 

Matthieu, pour Duo des Cimes

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